Les chroniques économiques de Bernard Girard

6.2.07

H. de Soto ou Le mystère du capital

Une théorie du développement du Tiers-Monde qui explique le sous-développement par l'absence de droits de propriété des plus pauvres. Sur un livre qui doit être lu.
Pour écouter cette chronique, cliquer sur son titre, pour la lire, cliquer ici.

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3 Comments:

  • Bonjour, je suis tomber sur votre commentaire de ce livre et j'ai fait passer la discussion sur www.decroissance.info.

    Il se trouve que nous avons un point de vue totalement opposé !
    Nous proposons une critique du développement :
    http://www.apres-developpement.org/

    Pour nous il ne faut pas justement rentrée dans le capital, et continuer à développer l'autosubsitance plutôt que de rentrer dans le marché mondial, marceque précisément la ou se développe se marché mondial (dont le commerce équitable est le dernier avatar "gentil") se développe aussi la nécessité.

    Car il faut faire la différence entre un nécessiteux et un pauvre. Ce que précisément ne fait pas l'économie qui considère qu'il faut absolument aider les pauvres... càd en fait : les faires accepter notre modèle économique.

    By Anonymous Florian Olivier, bug-in, at 10/02/2007 11:01  

  • Ayant travaillé pendant plus de 30 ans dans le domaine humanitaire et du développement, j’ai été intéressé par la suggestion de M. de Soto. Je crains toutefois que son approche soit quelque peu éloignée des réalités.

    Par exemple il cite Haïti où, selon lui, avec des titres de propriétés les propriétaires pourraient emprunter et investir dans l’économie. Pour avoir travaillé notamment dans ce pays, je vois là l‘exemple d’une proposition théorique sans aucun rapport avec la réalité. Pour une seule raison : L’auteur ne fait que projeter sa mentalité sur les Haïtiens (ou sur d’autres peuples). Il part du point de vue que s’il était à la place des Haïtiens, il pourrait avec son prêt, investir dans une forme d’entreprise, et la gérer de manière à produire du bénéfice. En fait il pense « moi, si j’était à leur place, dans de telles conditions, je ferais ceci et cela ».

    Mais voilà : Un Haïtien (ou un Africain) n’est pas un Occidental. Il vit dans un autre monde, il a un comportement bien différent, et l’échec d’innombrables projets tient dans le fait qu’ils seraient probablement bons pour des mentalités occidentales, mais ne sont pas adaptés aux mentalités du pays où l’on veut concrétiser le projet. L’intégration de l’élément comportemental du pays dans lequel on travaille, qui fait suite à son étude préalable, n’est jamais effectuée. D’où tant de projets qui n’amènent rien, et des centaines de milliards versés en vain depuis 30 ou 40 ans.

    Permettez-moi de mentionner ici le blog « Politic Plus » qui, par différents articles, expose l’idée d’une nouvelle forme de développement et de compréhension de la politique internationale où l’intégration des comportement est essentielle. Voir par exemple l’article « Vu d’Afrique » sous
    http://politic.blog4ever.com/blog/lirarticle-73993-193007.html

    Et merci pour votre intéressant blog.

    Robert Z.
    http://politic.blog4ever.com/blog/index-73993.html

    By Anonymous Anonyme, at 19/02/2007 17:52  

  • Bonjour,

    La lecture que vous faites de la théorie de De Soto est partielle et incomplète. En effet, la principale critique, que vous ne citez pas, vise à démontrer qu'en régulirisant on remet sur le marché des terrains qui n'y était pas. Donc on fait augmenter la valeur de ces terrains et cela aboutit à une spéculation. Les plus riches viennent racheter les terrains de pauvres... qui vont alors construire en périphérie sur des terrains non régularisés... la boucle de l'informalité du foncier est bouclée avec un urbanisme de plus en plus tentaculaire!

    Merci de noter cette critique!

    By Anonymous Michelon, at 21/03/2007 17:02  

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